Mensonge sur l’utopie 7/8

retour au chapitre 6 questionnement : comment sommes nous influencés ?

Chapitre 7 : tech, société, alimentation, droits et devoirs…

Imaginons l’utopie du futur à réaliser

 

  • high tech high futur

On pourrait s’imaginer avoir un numérique conscient, conscient que les métaux appartiennent à tous !
Qui peut prendre la décision de gâcher une ressource rare pour faire un distributeur automatique empathique de croquette pour chat, si cette même ressource venait à manquer pour faire un défibrillateur… Qui sommes nous pour prendre cette décision ? Qui serait responsable ?
L’utopie se réalise de manière dispersée. on fait des trous dans la coque.
On ne sait jamais quand une utopie commence, mais quand on commence par faire des trous, à toucher et modifier de-ci et de-là, on sait que c’est le début, un peu comme une subtile retouche d’image par différents endroits. La photo reste une photo, mais avec plus de lumière.

Que voulez-vous accomplir, qui voulez-vous être ?

  • L’utopie la plus massivement demandée de notre époque :

L’utopie de plus en plus massivement demandée est celle d’un nouveau modèle de société, une société dans laquelle le mode de vie de chacun ne nuit à rien ni personne : ni à un ou des individus à l’autre bout de la planète, ni à nos voisins, ni aux générations suivantes, ni à la planète elle-même.

Une utopie radicale, volontaire, optimiste.

Peut-être allons-nous le créer ce monde dépeint et voulu par Thomas More (comme une sorte d’hommage) ?
Face à elle, les cyniques, conservateurs, matérialistes, qui pensent rêveurs, irréalistes, dans leurs peurs.

Comment on fait pour y croire et continuer, persévérer ?

Il n’y a pas de recette puisque nous allons être les premiers dans l’histoire de l’humanité à prendre ce chemin, nous devons donc le créer, ce qui est quelque part, assez jouissif…
On va devoir expérimenter, se tromper, apprendre, refaire, se tromper encore, jusqu’à arriver à ce qu’on veut vraiment.

Rien n’est parfait et surtout pas au début. D’ailleurs les critiques doivent servir à cela, mettre en avant les failles, les faiblesses, mais pas de manière élitiste, pas pour déstabiliser, pas pour dévaloriser, dénigrer un travail, mais en vue d’améliorer ce qui doit l’être jusqu’à ce que l’idée ou la chose devienne ce qu’elle doit être.

La critique n’a aucune autre fonction que la mise en évidence de ce qui peut être ou doit être changé, transformé.
La critique ne doit en aucun cas faire arrêter une idée ou projet, ne doit pas servir ou être prétexte à dire stop au changement, à la nouveauté.

L’utopiste n’a pas de préjugés sur les moyens d’avancer, pas de dogme.
Il n’a pas de certitudes, il a des convictions, de la détermination, une ambition.

  • Imaginions l’utopie suivante :

– Un numérique frugale, qui ne nuirait à personne, qui régénère les équilibres écologiques.

– Un côté humaniste qui enrichit les populations, créateur d’une société résiliente c’est-à-dire qui nous permet d’absorber les chocs et les imprévus à venir.
Créateur d’êtres libres et affranchis, acteurs de la société.
Créateur de liens avec d’autres peuples pour une démocratie directe participative citoyenne.

L’idée est de se demander à chaque fois qu’on fait un produit ou un service : en quoi est-ce utile ? Qu’est ce que ça apporte au monde, est ce que ça lui fait du bien ou du mal ?
Et tout ça, est ce que ça le vaut?

On pourrait passer avec une utopie de l’ère numérique actuelle à une nouvelle ère numérique.
On a pas besoin d’être nombreux pour réaliser une utopie.

Margaret Mead, antropologue du siècle dernier décédée en 1978, disait : « ne doutez jamais qu’un individu ou un petit groupe peut changer le monde. C’est toujours ainsi que le monde a changé. 3% d’une population suffisent. »

Nous sommes et seront donc toujours plus qu’il n’en faut pour créer l’avenir dont on pourra être fier demain !

Ne doutons jamais de la légitimité de s’indigner.
Notre histoire s’est écrite à cause des empêcheurs de tourner en rond :

– Le droit d’être traité avec dignité et ne pas être fouetté en esclave.
– Pouvoir s’asseoir sur un banc ou dans un bus quelque soit sa couleur de peau, son ethnie, son origine.
– Le droit de vote quand on est une femme.
– Avoir son propre compte en banque.
– Avoir le droit de travailler.
– Les congés payés.

Tous ces exemples, pour ne citer qu’eux, ont été des utopies.

Imaginez maintenant ces utopies sans le côté radical. Ça aurait pu donner par exemple de rendre libre un esclave un jour par semaine, ou diminuer les coups de fouet de moitié, ou par exemple les noirs pouvaient s’asseoir dans les bus mais seulement d’un côté, ou encore la femme a droit à son compte en banque, mais sous protection (surveillance) du conjoint.
Et dans l’esprit, ça aurait été déjà énorme, et des personnes s’en seraient certainement félicité d’avoir fait cet effort.

Tout cela parait aujourd’hui normal à presque tout le monde. Et peut-être à venir :

– Plus de femmes, d’hommes, d’enfants et d’animaux battus ou violés.
– Faire interdire le travail des enfants. Le droit à l’éducation pour tous mais adaptée à l’époque. Une éducation basée sur l’amour de transmettre et d’apprendre et non le devoir.
– Le droit à l’eau potable pour tous
– Le droit de respirer de l’air et non de la pollution
– Le droit à une nourriture saine, riche, équilibrée, de proximité, de saison, de produits bruts, du terroir, livrée par des travailleurs indépendants qui ont l’amour de leur métier et en vivent dignement.
– Le pouvoir et la responsabilité du territoire par le peuple et pour le peuple.
– Le système au service de l’humain, du règne animal et végétal, de la nature, de l’écosystème, de la planète, et non l’inverse.

Soyons rationnels et réalistes, et demandons-nous comment nous pouvons espérer que des personnes éduquées dans un système, conditionnées, formatées par ce système, s’opposent à lui.
Nos politiques ne le peuvent probablement pas.

Vous y croyez vous ? En fait il ne s’agit pas d’y croire, cela devrait être la norme…

Nous ne sommes pas tous des Jean Moulin, des Simone Veil, des Martin Luther King. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi ?
Qu’est-ce qui nous empêche d’être, non pas eux, mais comme eux…
De plus, peu étaient comme eux et sont comme eux, mais d’un autre côté, ils n’étaient pas seuls. Ils étaient aidés de gens ordinaires, de gens comme vous et moi.
Donc vous pouvez être une de ces figures, ou être une personne qui aide une de ces figures.
Regardez par exemple Snowden. Les médias, sous influence, en ont fait dans l’esprit de beaucoup de personnes un traitre à sa nation et au monde, un terroriste, alors qu’il n’a fait que dévoiler des informations et actions qui en plus vont à l’encontre des droits humains, droits de l’Homme, pour lesquels nos ancêtres se sont battus et sont morts.
Et c’est Snowden qui est jeté en pâture.

Heureusement, le pouvoir des réseaux sociaux l’a sauvé, car si dans l’esprit de beaucoup de gens il est un traitre, beaucoup d’autres voient en lui un homme de vérité. Et ce genre de figure manque cruellement à notre époque.

Nos politiques et les médias ont tellement bien appris à manipuler les mots dans le seul but de gagner des voix et du pouvoir, qu’ils ne savent probablement même plus ce que c’est que dire les choses telles qu’elles sont vraiment…

On peut choisir sa cause, on peut aussi choisir son mode de résistance.

Durant la guerre, il y avait ceux qui se battaient, ceux qui renseignaient les alliés, ceux qui cachaient les gens…
Aujourd’hui il y a les manifestations, les pétitions, les lanceurs d’alerte, le militantisme poétique, les ateliers de réparation… Tant de moyens différents de hacker le vieux modèle
Trouvez en vous l’idée et le moyen qui vous font vibrer, qui vont provoquer le déclic duquel tout le reste découlera.

Suite et fin avec le chapitre final.

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