Mensonge sur l’utopie 6/8

retour chapitre 5.2

Chapitre questionnement : comment sommes nous influencés ?

Maintenant, vous devez être remontés à bloc niveau espoir !

  • Place au questionnement : que faire ? Comment agir ? Comment penser ? Comment être ?

J’aurais tendance à me demander pourquoi nous ne sommes pas tous indignés comme le sont Rémi Lucas et les autres. Nous devons être sacrément résignés.

Réconciliation technologie, humain, nature.

Esprit collaboratif, intelligence collective, enjeux d’un monde soutenable et humaniste, outils du numérique.

Pirater les cloisons, pirater nos croyances, c’est le biomimétisme.
Quand on parle de low tech, on pirate aussi nos représentations mentales par rapport au high tech.
Le piratage c’est une des valeurs fondamentales de l’utopie, et du web au départ.
Les hackers disent : quelque chose que tu ne peux pas ouvrir ne t’appartient pas.
Les innovateurs ouvrent les boites, les contestent, les regardent et se les approprient pour pouvoir proposer autre chose.
Pirater les croyances, les cloisons.

Comment est-ce qu’on désobéit à la fois au conformisme, à la fatalité, et aux lois quand elles sont illégitimes, ou en retard ?

  • Nos cerveau sont aujourd’hui sous influence.

Les neurosciences disent que notre cerveau est plastique, qu’il évolue avec nos pratiques, numériques et autres.
Certains d’entre-nous sont devenus plus agiles dans leurs réflexions, mais avec des effets néfastes, entre autre sur le sommeil, la concentration, la mémoire et l’attention.
Nous détenons le triste record du nombre d’antidépresseurs, anxiolytiques utilisés.
L’attention est une ressource limitée, le cerveau fait des choix tout seul : entre un docu sur la géopolitique et une vidéo de chats, ou de gags… Vous m’avez compris…
Nos cerveaux actuels décrochent des sujets complexes.
Il y a aussi l’addiction… Imaginez une coupure de courant… Plus d’électricité. Si votre smartphone est vidé, plus de connexion. non plus… Ordi, TV, plus rien, comme dans une grotte ! Comment réagirez-vous ?
Combien de numéros de téléphones avez-vous en mémoire sans avoir recours à votre support numérique ?
Nous avons donné à nos outils de communication et de connexion le pouvoir de savoir pour nous.
Nous ne sommes connectés que par nos appareils.
Nous avons conçu des prisons digitales de plus en plus hautes.

Nous ne sommes pas obligés de le faire, mais nous le faisons, cela s’appelle la servitude volontaire.

La Boétie, discours de la servitude volontaire, 1576 :
« Il est incroyable de voir comme le peuple, dès qu’il est assujetti, tombe soudain dans un si profond oubli de sa liberté qu’il lui est impossible de se réveiller pour la reconquérir. Il sert si bien et si volontiers, qu’on dirait à le voir qu’il n’a pas seulement perdu sa liberté mais gagné sa servitude. »

Certes, tout le monde n’est pas concerné par ce message d’alerte, de prise de conscience…

Le problème de ces tyrannies c’est qu’elles ont toutes les apparences du confort, de la liberté, de la facilité, et donc, on s’enferme dedans.

Quand on crée un outil numérique, on crée un comportement social. Nous avons créé du pilotage automatique.
On désapprend à faire des choix, on réfléchit moins, on explore moins, on prend moins de décisions. En nous assistant on a fait de nous des assistés…
Une marque a fait des balises de géolocalisation de vos enfants « pour leur donner plus de liberté et leur apprendre l’autonomie« .
La surveillance, c’est de la liberté ? Être surveillé c’est être libre ?
« C’est pour prendre soin de vos enfants« . En fait ça prend soin de nos peurs.
On se décharge sur cet outil de la responsabilité d’émanciper nos enfants. Le numérique fait cela, il nous décharge de nos responsabilités, de nos choix, et de la responsabilité de nos choix.

Expérience de Milgram : tout individu peut commettre les pires atrocités, à partir du moment où il reconnaît comme légitime l’autorité morale qui le lui ordonne.
Cette expérience le démontre dans 70% des cas.

Quand est-ce que les gens basculent du bon côté ?
Ce qui fait la différence, c’est la capacité personnelle à faire des choix en son « âme et conscience ».

Quand on est assisté, on perd en pratique. Ça ne parait pas si grave mais perdre de la pratique, c’est perdre de la confiance en son jugement. Et notre jugement on commence à en avoir besoin.
Certains commencent à s’inquiéter.

 

#laquadraturedunet a déposé (en 2018) quelques 10.000 plaintes contre les GAFAM.

GAFAM : Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft.

Les expressions « géants du Web », ou parfois « géants du numérique », désignent la quinzaine d’acteurs d’Internet d’envergure mondiale, dont (par ordre alphabétique) : Airbnb, Alibaba, Amazon, Apple, Facebook, Google, LinkedIn, Microsoft, Netflix, Twitter, Uber, Yahoo, etc.

Ces sociétés partagent comme caractéristiques :
1- d’avoir créé de volumineuses bases d’utilisateurs et, par conséquent, de produire un chiffre d’affaires considérable.
2 – de rénover l’informatique par leur capacité d’innovation.

La plainte a été traduite en quelques jours dans toutes les langues, la rébellion est dispersée mais mondiale.
Cela semble représenter une minorité, la majorité semble avoir abdiqué…

 

La ville intelligente d’aujourd’hui c’est numérique, et moins il y a d’humain, plus on considère que c’est intelligent.

On voudrait rendre autonomes les voitures mais nous sommes de moins en moins autonomes.
Nous voulons des objets connectés mais nous coupons nos liens.
Nous voulons donner de la conscience et de l’empathie aux robots et nous faisons taire notre conscience et notre empathie.
Nous savons donc que c’est important mais pourtant ce n’est pas en nous que nous les cultivons mais dans les robots.

Évidemment, tout le monde n’est pas concerné, cela concerne la « masse ». Chacun peut cependant se sentir plus ou moins concerné, à minima, ou maxima selon individu.
Nous organisons notre obsolescence.

On crée des techs, on court derrière, on essaie de se mettre à jour, on entretient une honte de notre humanité vis-à-vis des machines, et c’est fatiguant. Ce qui nous fascine nous fatigue.
Transhumanisme, voyage sur mars, se donner le sentiment de reprendre le contrôle, sur le temps, l’espace, la nature, se sentir divin.
Nous désertons notre humanité, notre présent, notre planète, pour ne pas voir que nous avons abdiqué notre humanité, pour ne pas assumer nos responsabilités.
Nous fuyons notre humanité alors qu’il faudrait y revenir, la faire grandir, se recentrer sur le génie humain pour des causes ciblées et bien choisies.

Être contestataire envers son propre camps, c’est comme cela qu’on le fait grandir, pas en regardant ailleurs.
Quand on croit en quelque chose, on lui demande plus d’audace, plus d’ambition, plus de hauteur, on est vigilant, on lui dit quand il va droit dans le mur.

Suite au chapitre 7 : tech, société, alimentation, droits et devoirs / Imaginons l’utopie du futur à réaliser.

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