Mensonge sur l’utopie 4/8

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Chapitre : Le radical / La radicalité

 

  • L’utopie, c’est aussi la radicalité.

Le numérique, tout le monde s’en sert tel qu’il est, c’est la norme, le modèle établi, mais ce n’est pas pour cela que c’est acceptable.
Un utopiste ne tolère pas ce qui n’est pas acceptable, et il dérange aussi pour cette raison.
Un utopiste dira « ceci est intolérable, et pourtant vous le tolérez. Vous tolérez l’intolérable ! ».

En cette période troublée, les mots sont contextuellement dépossédés de leur sens d’origine, de leur définition. Les médias, politiques, et publicités ont appris à les vider de leur sens, ou leur donner ou même induire un autre sens. Leur but, convaincre, avoir raison et se donner raison auprès de vous.
Schopenhauer a fait de nombreux émules depuis son œuvre : l’art d’avoir toujours raison.

Revenons donc rapidement sur le mot radical, à ne pas confondre ou associer à de la violence.
Radical : essentiel, qui tient à l’essence, au principe d’une chose ou d’une personne.
Du latin Radicalis : qui se rattache à la racine.

Ce qui est bien avec le radical, c’est qu’il transcende. La personne qui se bat le fait pour un autre monde, pour un changement majeur.
L’utopie porte un levier majeur qui est le désir d’autre chose et ce désir est la puissance de vie de l’humain. C’est ce qui le fait se dépasser.
Le radical, c’est garder l’œil sur la cible. Si vous quittez la cible de vue, que vous perdez votre focus, vous risquez de vous laisser distraire par ce que les gens pensent et disent, vous allez certainement entendre des personnes qui ne croient pas en votre projet ou idée, ou ne veulent pas y croire, ou ont peur que cela fonctionne et change leur mode de vie, leur confort.
Tous les gens qui vous disent que ce n’est pas possible, qui parlent de fatalité, les cyniques, les gens qui n’ont pas intérêt à ce que l’utopie soit possible, ça leur parle du fait que eux n’y croient pas et n’y vont pas…

Ne pas écouter non plus les personnes qui disent que vous n’êtes pas parfait, pas cohérent.
Les utopistes prônent l’imperfection, ça libère alors que la tyrannie de la pureté ça tétanise, ça bloque.

Il faut également garder l’œil sur la cible face aux échecs intermédiaires, il y aura des échecs, c’est obligé et logique, vous allez les absorber.
Si on accepte pas l’idée de l’échec on accepte pas l’audace, on ne peut pas être audacieux si on a pas accepté l’idée d’échouer.
Parce que c’est irréalisable (contextuellement) il faut innover, penser autrement, et ça le deviendra.

 

Suite au chapitre 5.1 (les 2 prochains chapitres donnent des exemples d’utopies)

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