Mensonge sur l’utopie 1/8

Chapitre : Introduction à l’utopie et brève présentation de Sandrine Roudaut

En guise d’introduction, quelques mots sur Sandrine Roudaut et son parcours de vie :
après plusieurs années en agences de publicité à Paris auprès de grandes marques, Sandrine Roudaut décide en 2001 de se consacrer à la conjugaison du soutenable et du désirable.
Elle crée alors le cabinet Alternité à Nantes pour conseiller les entreprises, puis la maison d’édition La Mer Salée.
Elle est aussi l’auteure de « Utopie mode d’emploi » et depuis toujours elle cherche à comprendre les freins psychologiques et culturels à l’émergence d’un monde meilleur.

  • Utopie, la vérité derrière les apparences bien trompeuses

Tout progrès, chaque bond de l’humanité, est au départ une utopie.
L’utopie naît de deux choses : une grande ambition et une grande lucidité.

C’est quoi l’avenir du numérique ? Et le notre (d’avenir) ? Quel peut être notre futur ?
Contribuons-nous à l’accomplissement d’êtres libres ? Contribuons-nous à un monde résilient, à des citoyens autonomes et grandis en humanité ?

Cet article nous donnera des pistes de réflexion.

Dans cet article, on va parler d’utopie, mais pas celle que vous imaginez, pas telle que vous la supposez.
On va lever le voile, dissiper le brouillard, et révéler la réalité insoupçonnée qui se cache derrière les croyances trop bien ancrées.
On va aussi observer et comprendre pourquoi on s’en fait une fausse idée, pourquoi on associe automatiquement ce mot à impossible, irréalisable, donc pourquoi on y croit pas, et encore mieux, pourquoi on ne veut pas y croire.
Bienvenue dans la réalité.

Chacune des deux vidéos dans lesquelles Sandrine Roudaut parle d’utopie (chapitres 5 et 7) comporte des similitudes, notamment quand elle en donne la définition, le sens, la substance, le principe.
Ce qui fait toute l’importance de chaque vidéo réside dans les différents exemples cités.

  • Vous êtes prêts ? C’est parti !

L’utopie c’est bien joli comme idée, mais à quoi ça peut servir dans le monde réel ? Est-ce même possible ?

« L’utopie, c’est le futur qui s’efforce de naître. La routine, c’est le passé qui s’obstine »
Victor HUGO

L’utopie, c’est le moteur de l’histoire, c’est le germe de toutes les grandes innovations, ça permet de s’accomplir dans la vie, c’est même parfois une question de survie.
L’utopie, c’est le moyen de changer la réalité présente et de ce fait, modifier le futur.
Les utopistes sont très ancrés sur qui ils sont. Renoncer à ses utopies, c’est renoncer un peu à soi.
Le terme « utopie » subit un effet de mode par la médiatisation. La définition transmise donne une version, une vision toute autre que sa valeur et son sens ou sémantique d’origine.

Il est plus que courant d’associer utopie à « monde des Bisounours ». Il n’en est rien.

L’utopie c’est avant tout se dire que pour toute chose ou idée, l’impossible relève de la croyance, d’une posture adoptée par l’esprit. Il faut donc foncer jusqu’à trouver.
Celui qui cherche vraiment des raisons d’espérer en trouve, celui qui n’en trouve pas n’a pas assez cherché, pas dans toutes les directions.

C’est difficile de trouver des leviers au changement, mais ils existent.
Ce que l’on nomme croissance verte, jusqu’à présent, ne fonctionne pas, on essaie d’y aller en douceur car il ne faut surtout pas vexer les personnes qui ne veulent pas changer.
Parfois, ce n’est pas assez, et parfois, ça va même dans le mauvais sens…
L’utopie n’est pas une chimère pour oublier la réalité et se réfugier dans un autre monde…
Ce n’est pas l’irréalisable, c’est juste l’irréalisé.

  • Qu’est ce qu’une utopie ?

« Description, à une époque donnée, d’une société idéale, vision politique ou sociale qui ne tient pas compte de la réalité. Conception ou projet qui paraît irréalisable. »

Source Wikipédia

 

Utopie, qui veut également dire, toujours selon Wikipédia : « qui n’est en aucun lieu » (selon Thomas More), est une représentation d’une société idéale sans défaut contrairement à la réalité.

Il remettait en cause le système politique, religieux, et économique de son époque.
Une utopie peut désigner également une réalité difficilement admissible : en ce sens, qualifier quelque chose d’utopique consiste à le discréditer et à le considérer comme irrationnel…
(plus d’informations et détails sur wikipédia).

      • Précision :

« qui n’existe pas et/ou en aucun lieu » est très différent de « ne peut pas et ne pourra jamais ».

Nous avons pris, pour grand nombre d’entre nous, cette habitude de considérer que ce qui n’est pas ne peut pas être. Ce n’est pas parce qu’une chose n’est pas réalisée qu’elle ne peut pas l’être.

D’ailleurs, une citation, parmi mes préférées, me revient à l’esprit :
Tout le monde savait que c’était impossible, une personne est venue, ne savait pas que c’était impossible, et l’a réalisé.
(ce n’est pas tourné exactement ainsi, j’ai écrit de mémoire en gardant l’esprit).

Nous avons mentalement transformé « irréalisé » par « irréalisable », comme si quelque chose qui n’était pas ne pouvait jamais être.
(Ce qui me fait penser à l’impuissance acquise ou apprise, dont des explications figureront sur un prochain article : « leviers au changement »).

Nous sommes incapables de penser l’inconnu, ça nous fait peur, rêver trop grand.

 

Suite avec le chapitre 2 : utopie, arme pour la tech du futur.

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