Le mensonge sur l’utopie

En guise d’introduction, quelques mots sur Sandrine Roudaut et son parcours de vie :
après plusieurs années en agences de publicité à Paris auprès de grandes marques, Sandrine Roudaut décide en 2001 de se consacrer à la conjugaison du soutenable et du désirable.
Elle crée alors le cabinet Alternité à Nantes pour conseiller les entreprises, puis la maison d’édition La Mer Salée.
Elle est aussi l’auteure de « Utopie mode d’emploi » et depuis toujours elle cherche à comprendre les freins psychologiques et culturels à l’émergence d’un monde meilleur.

Utopie, la vérité derrière les apparences bien trompeuses

 

Tout progrès, chaque bond de l’humanité, est au départ une utopie.
L’utopie naît de deux choses : une grande ambition et une grande lucidité.

C’est quoi l’avenir du numérique ? Et le notre (d’avenir) ? Quel peut être notre futur ?
Contribuons-nous à l’accomplissement d’êtres libres ? Contribuons-nous à un monde résilient, à des citoyens autonomes et grandis en humanité ?

Cet article nous donnera des pistes de réflexion.

Dans cet article, on va parler d’utopie, mais pas celle que vous imaginez, pas telle que vous la supposez.
On va lever le voile, dissiper le brouillard, et révéler la réalité insoupçonnée qui se cache derrière les croyances trop bien ancrées.
On va aussi observer et comprendre pourquoi on s’en fait une fausse idée, pourquoi on associe automatiquement ce mot à impossible, irréalisable, donc pourquoi on y croit pas, et encore mieux, pourquoi on ne veut pas y croire.
Bienvenue dans la réalité.

Chacune des deux vidéos dans lesquelles Sandrine Roudaut parle d’utopie comporte des similitudes, notamment quand elle en donne la définition, le sens, la substance, le principe.
Ce qui fait toute l’importance de chaque vidéo réside dans les différents exemples cités.

Vous êtes prêts ? C’est parti !

 

L’utopie c’est bien joli comme idée, mais à quoi ça peut servir dans le monde réel ? Est-ce même possible ?

« L’utopie, c’est le futur qui s’efforce de naître. La routine, c’est le passé qui s’obstine »
Victor HUGO

L’utopie, c’est le moteur de l’histoire, c’est le germe de toutes les grandes innovations, ça permet de s’accomplir dans la vie, c’est même parfois une question de survie.
L’utopie, c’est le moyen de changer la réalité présente et de ce fait, modifier le futur.
Les utopistes sont très ancrés sur qui ils sont. Renoncer à ses utopies, c’est renoncer un peu à soi.
Le terme « utopie » subit un effet de mode par la médiatisation. La définition transmise donne une version, une vision toute autre que sa valeur et son sens ou sémantique d’origine.

Il est plus que courant d’associer utopie à « monde des Bisounours ». Il n’en est rien.

L’utopie c’est avant tout se dire que pour toute chose ou idée, l’impossible relève de la croyance, d’une posture adoptée par l’esprit. Il faut donc foncer jusqu’à trouver.
Celui qui cherche vraiment des raisons d’espérer en trouve, celui qui n’en trouve pas n’a pas assez cherché, pas dans toutes les directions.

C’est difficile de trouver des leviers au changement, mais ils existent.
Ce que l’on nomme croissance verte, jusqu’à présent, ne fonctionne pas, on essaie d’y aller en douceur car il ne faut surtout pas vexer les personnes qui ne veulent pas changer.
Parfois, ce n’est pas assez, et parfois, ça va même dans le mauvais sens…
L’utopie n’est pas une chimère pour oublier la réalité et se réfugier dans un autre monde…
Ce n’est pas l’irréalisable, c’est juste l’irréalisé.

Qu’est ce qu’une utopie ?

 

« Description, à une époque donnée, d’une société idéale, vision politique ou sociale qui ne tient pas compte de la réalité. Conception ou projet qui paraît irréalisable. »

Source Wikipédia

 

Utopie, qui veut également dire, toujours selon Wikipédia : « qui n’est en aucun lieu » (selon Thomas More), est une représentation d’une société idéale sans défaut contrairement à la réalité.

Il remettait en cause le système politique, religieux, et économique de son époque.
Une utopie peut désigner également une réalité difficilement admissible : en ce sens, qualifier quelque chose d’utopique consiste à le discréditer et à le considérer comme irrationnel…
(plus d’informations et détails sur wikipédia).

      • Précision :

« qui n’existe pas et/ou en aucun lieu » est très différent de « ne peut pas et ne pourra jamais ».

Nous avons pris, pour grand nombre d’entre nous, cette habitude de considérer que ce qui n’est pas ne peut pas être. Ce n’est pas parce qu’une chose n’est pas réalisée qu’elle ne peut pas l’être.

D’ailleurs, une citation, parmi mes préférées, me revient à l’esprit :
Tout le monde savait que c’était impossible, une personne est venue, ne savait pas que c’était impossible, et l’a réalisé.
(ce n’est pas tourné exactement ainsi, j’ai écrit de mémoire en gardant l’esprit).

Nous avons mentalement transformé « irréalisé » par « irréalisable », comme si quelque chose qui n’était pas ne pouvait jamais être.
(Ce qui me fait penser à l’impuissance acquise ou apprise, dont des explications figureront sur un prochain article : « leviers au changement »).

Nous sommes incapables de penser l’inconnu, ça nous fait peur, rêver trop grand.

 

L’utopie, une arme subversive.

 

Thomas More a été décapité en 1534 pour avoir écrit son livre Utopia, canonisé 400 ans plus tard.
Une utopie dérange son époque.

Les utopistes sont une minorité qui pensent par delà leur époque. Ils sont combattus de manière différente selon l’époque, par la majorité qui elle, n’aime pas le changement.
La majorité des personne est conditionnée à penser qu’elle vit dans le meilleur des modèles ou que aucun autre modèle n’est possible.

Pas besoin d’aller bien loin, il suffit d’observer notre époque, ici et maintenant, juste sous nos yeux, via nos écrans.

Droit de vote pour les femmes, fin de l’esclavage, et bien d’autres exemples, sont nés d’une utopie, d’une personne ou d’un petit groupe qui ont un jour décidé de rendre concrète une idée ou un objet. Voiture, train, avion, ordinateur, internet, l’électricité ou courant alternatif… Choses qui pour nous, aujourd’hui, semblent normales, logiques, ou presque.
Chacune de ces innovations fait partie de nos vies aujourd’hui, nous parait évident et légitime.

Une utopie l’est tant qu’elle n’est pas concrétisée et communément admise ou acceptée, utilisée.
Les utopies d’hier qui se sont concrétisées sont aujourd’hui évidentes, considérées comme acquises.

L’utopiste doit se défendre pour faire accepter son idée comme possible réalité future.

Une fois réalisée, l’utopie cesse de l’être, ce qui a pour effet de considérer qu’une utopie reste inaccessible, irréalisable.
Pourtant, voyez par vous même… Observez, analysez, comparez.

Le monde a besoin d’utopies, pas pour qu’elles restent utopiques, mais au contraire pour que des choses se concrétisent pour améliorer le monde de demain, et ce ne sont pas les idées qui manquent. J’ai cette tendance à penser et observer que les esprits optimistes trouvent des idées, et les pessimistes trouvent des problèmes, loi de cause à effet.

High tech low future

 

Partons à l’exploration du monde numérique, qui fait partie intégrante de nos vies, et faisons quelques comparatifs dont les chiffres sont vraiment à vous clouer au sol.
Ce chapitre va faire mal. Le prochain vous donnera espoir, car oui, les solutions existent, et vous en aurez quelques pistes.
Après les nuages gris, place au soleil !

En fait, il y a bien plus de raisons d’espérer qu’il n’en faut, il faut juste avoir une vision assez complète et lucide des choses pour avoir cet espoir.

L’utopiste est une personne très lucide, il regarde la réalité sans illusion, sans refouler la vue de ce qui lui déplaît, lui fait peur, ou mal.
On a tendance à considérer que les utopistes sont dans leur monde imaginaire, pas dans le réel, pourtant, factuellement, c’est tout le contraire. Ils peuvent en revanche être dans leur bulle qui les protège du monde extérieur.

      • Quelques exemples insoupçonnés du monde numérique :

quand vous envoyez un mail avec une pièce jointe, la consommation est l’équivalent d’une ampoule allumée durant 24h.
1h d’activité sur smartphone = 1 frigo allumé pendant 1 an.
A côté de cela, on essaie de gérer sa consommation d’électricité (lumières par exemple) dans nos murs, on dit à nos enfants d’éteindre la lumière en sortant d’une pièce, ou de ne pas laisser allumé inutilement…
Ne me faites pas non plus dire (ou écrire) ce que je n’ai pas dit, tout est important, mais avez vous compris l’incohérence, le paradoxe ?

Le numérique parait virtuel, mais on oublie à quel point il est réel et physique.
Ce sont des fermes, des data centers, des câbles en cuivre, des antennes relais, des bornes wifi, des terminaux, le cloud…
Ce sont des bâtiments remplis de disques (info pour les anciens, ce ne sont pas des cd ou dvd mais des disques dur) qui consomment de l’énergie (charbon, nucléaire), qui produisent de la chaleur donc de la clim, et qui polluent.
Si internet était un pays, ce serait déjà le plus pollueur du monde. Ce pollueur est passé devant l’aéronautique. Le pire est à venir…
Les données stockées doublent chaque 18 mois.
Et dans le monde physique, parlons un peu de celle qui est une des plus belles villes du monde, pour ne citer qu’elle : Paris. C’est l’équivalent d’une pièce de 20m2 avec 8 fumeurs.

 

Extraction, recyclage

 

Un smartphone c’est 40 à 60 métaux rares à extraire, dans des endroits de plus en plus profonds et difficiles d’accès car tout ce qui était facile et peu profond a déjà été épuisé.
Ces extractions engendrent de la pollution, de la destruction de lieux de vies pour certaines espèces animales, de la déforestation, des migrations, et des guerres.
Une des causes de guerre aujourd’hui selon l’ONU est celle des ressources… quasiment épuisés.
Sur le tableau des éléments, parmi les 80, seulement 12 ne sont pas en pénurie…

      • Et le recyclage ?

Sincèrement, avez vous déjà vu dans les centres de tri des déchets ? Même sans sortir de chez vous, il y bien assez d’émissions qui montrent la réalité…
Ce qui est arraché à la terre en grande majorité n’y retourne pas.
De plus, c’est énergivore, au mieux 15 métaux récupérés pour 60 contenus en moyenne par appareil .

Le recyclage tout comme l’extraction, ce n’est pas que des usines high tech (peu le sont en fait).
C’est plutôt des décharges, des conditions de travail inhumaines (et pourtant), des pays qu’on pille, des populations qu’on intoxique.
Quand on met de l’argent pour produire un smartphone, cela se fait presque dans tous les cas à l’encontre de quelqu’un qui va devoir travailler dans des conditions difficilement qualifiables, et au détriment des équilibres écologiques.

On parle de progrès grâce au numérique, mais dans ma vision, des enfants de 8 ans qui font le travail d’extraction et recyclage dans les conditions auxquelles ils doivent s’adapter, ce n’est pas ce que j’appelle du progrès…

Si cela vous fait mal, c’est plutôt une bonne nouvelle, c’est votre humanité, votre bon sens qui parle.
Pensez-y s’il vous vient l’idée ou l’envie de vous acheter un smartphone sans que cela ne soit un besoin.

Cela m’a toujours fait mal personnellement, et j’aurais pu être un des premiers utopistes à déranger les personnes de mon entourage qui eux trouvaient justement cela normal, ou impossible à changer, ou encore en prétextant que ce problème n’était pas le notre.
Je me suis laissé attirer par la croyance et la vision populaire. J’étais faible à ce niveau. Je me sentais seul contre tous. J’ai même fini par me convaincre que la vision commune avait peut-être raison.
Donc, un gamin de 8 ans qui va extraire des métaux pour un smartphone dernière génération que vous allez acheter, ou récupérer ces métaux parce que vous l’aurez jeté un an ou quelques années après, pour vous, c’est normal. C’est une affirmation, mais également une question.

Dans une émission : let’s make money, une personne dit que ce qui se passe dans le monde est un mal nécessaire. Le système en a besoin.
Mais quel système bienveillant peut avoir besoin de cela ?
Aucun. Bienveillant, ce système ne l’est pas.
Il ne l’est même pas envers la minorité d’ultra riches, car il leur donne l’illusion du bonheur, d’être heureux (chacun aura sa définition du bonheur, mais à ne pas confondre avec plaisir, pouvoir, et possession).

Si les industriels sont responsables de la fabrication de produits basés sur l’obsolescence programmée et volontaire, vous et mois sommes responsables de chaque achat et déchet que l’on fait.
On parle du numérique mais il y a aussi les vêtements, la mode :
Comment accepter que pour un tee-shirt il y ait de la souffrance humaine, des cours d’eau pollués.

Ceci n’est qu’un exemple noyé dans la multitude du monde auquel nous contribuons par le choix que nous faisons d’acheter comme on achète.
Il ne s’agit pas de remettre en question le fait d’acheter, mais plutôt ce que l’on achète, pourquoi on l’achète, et les conséquences planétaires.
Inutile d’évoquer le commerce de la nourriture animale.

Une société de l’avoir ; À quand la future société de l’être ?

 

Les terres rares

 

Ce monde est insoutenable. Il est également fragile.
Les terres rares, ce sont les métaux que nous retrouvons presque partout, dans tout ce que nous possédons. Ces métaux permettent à nos smartphones d’être petits, légers et de posséder un écran tactile. Ils sont également dans les TGV, et ce second exemple sert à illustrer à quel point ils sont partout.
Ils proviennent en grande partie de la Chine.

Jusqu’à 2018, la Chine récupérait les déchets des autres pays. Elle a décidé de fermer ses frontières, ne fait plus de recyclage qu’en interne.
Et si demain, la Chine fermait également l’accès aux matières premières qu’elle possède ?
Nous ne maîtrisons rien…et le futur qu’il soit proche ou lointain va nous confronter à ce fait.

Le numérique va se faire rattraper par la réalité tragique.

Ce qui est bien avec les périodes tragiques, c’est qu’il y a des personnes qui se réveillent, et depuis quelques années ce nombre augmente et la période de ce quart de siècle fait que l’augmentation est exponentielle.

« Le tragique nous sublime. Les grandes histoires ont besoins d’enjeux humains. »
Aaron Swartz (créateur du flux rss).

L’idée n’est pas de se culpabiliser, de s’autoflageller, l’idée est de ne plus être dans le refus de la réalité, et d’aller au-delà de la peur.

L’utopie c’est ce qui fait avancer l’histoire.

L’utopie est une force d’innovation. C’est une conception totalement inversée du futur, une autre idée du progrès. L’idée est de regarder ce qui est humainement souhaitable, ce qui grandit l’humanité, se fixer cet objectif et ne pas le lâcher, et partir de cela pour innover.
C’est la logique inverse de la transition et croissance verte où on part d’aujourd’hui pour faire moins pire.
Cette seconde logique est douloureuse, on doit renier sur notre confort, nos habitudes. Ce n’est pas galvanisant*, c’est plutôt tétanisant, c’est surtout contre-productif.
*au cas ou, galvanisant = qui provoque l’enthousiasme.
Quand on est sur l’utopie, on voit tout ce qu’on peut gagner, quand on est sur la transition, on craint tout ce qu’on peut perdre.

 

L’utopie, c’est aussi la radicalité.

 

Le numérique, tout le monde s’en sert tel qu’il est, c’est la norme, le modèle établi, mais ce n’est pas pour cela que c’est acceptable.
Un utopiste ne tolère pas ce qui n’est pas acceptable, et il dérange aussi pour cette raison.
Un utopiste dira « ceci est intolérable, et pourtant vous le tolérez. Vous tolérez l’intolérable ! ».

En cette période troublée, les mots sont contextuellement dépossédés de leur sens d’origine, de leur définition. Les médias, politiques, et publicités ont appris à les vider de leur sens, ou leur donner ou même induire un autre sens. Leur but, convaincre, avoir raison et se donner raison auprès de vous.
Schopenhauer a fait de nombreux émules depuis son œuvre : l’art d’avoir toujours raison.

Revenons donc rapidement sur le mot radical, à ne pas confondre ou associer à de la violence.
Radical : essentiel, qui tient à l’essence, au principe d’une chose ou d’une personne.
Du latin Radicalis : qui se rattache à la racine.

Ce qui est bien avec le radical, c’est qu’il transcende. La personne qui se bat le fait pour un autre monde, pour un changement majeur.
L’utopie porte un levier majeur qui est le désir d’autre chose et ce désir est la puissance de vie de l’humain. C’est ce qui le fait se dépasser.
Le radical, c’est garder l’œil sur la cible. Si vous quittez la cible de vue, que vous perdez votre focus, vous risquez de vous laisser distraire par ce que les gens pensent et disent, vous allez certainement entendre des personnes qui ne croient pas en votre projet ou idée, ou ne veulent pas y croire, ou ont peur que cela fonctionne et change leur mode de vie, leur confort.
Tous les gens qui vous disent que ce n’est pas possible, qui parlent de fatalité, les cyniques, les gens qui n’ont pas intérêt à ce que l’utopie soit possible, ça leur parle du fait que eux n’y croient pas et n’y vont pas…

Ne pas écouter non plus les personnes qui disent que vous n’êtes pas parfait, pas cohérent.
Les utopistes prônent l’imperfection, ça libère alors que la tyrannie de la pureté ça tétanise, ça bloque.

Il faut également garder l’œil sur la cible face aux échecs intermédiaires, il y aura des échecs, c’est obligé et logique, vous allez les absorber.
Si on accepte pas l’idée de l’échec on accepte pas l’audace, on ne peut pas être audacieux si on a pas accepté l’idée d’échouer.
Parce que c’est irréalisable (contextuellement) il faut innover, penser autrement, et ça le deviendra.

 

Être utopiste, c’est innover. C’est par exemple :

Je vous ai promis le soleil, il est juste en-dessous, avec ces quelques exemples extraits de la vidéo ci dessous !

 

(à 17 min 10 sec de la vidéo juste au dessus, quelques exemples d’innovation.)

Exemple 1 – Qarnot computing, une entreprise qui fait des data center sans perdition d’énergie, résiliant, économique, écologique, social. Les liens ci-dessous donnent des explications :
Qarnot fournit du calcul informatique haute performance. La chaleur dégagée par les serveurs est valorisée pour chauffer écologiquement les bâtiments.
Qarnot computing transforme le calcul informatique en chauffage. (et en prime, dans ce lien, vous avez le visage des cofondateurs : Paul Benoit et Miroslav Sviezeny ).
Qarnot computing, l’entreprise qui offre une alternative aux data centers. Ce lien vous offre quelques informations simples et sympas.

Exemple 2 – plus de pollution pour stocker nos données : utilise l’ADN pour stocker.
Et si une seule goutte d’ADN pouvait stocker toutes les données de la planète ?
Possibilité de contenir plusieurs Giga bits dans une seule molécule.
Ci-dessous, 2 liens qui donnent explications et pistes de réflexion sur les possibilités de cette découverte :
Une machine qui transforme les bits informatiques en adn.
L’ADN permet de stocker d’immenses quantités de données sur un très faible volume pour des millions d’années.
L’adn, une piste sérieuse pour stocker nos milliards de données sans pollution.

Exemple 3 – un ordinateur biologique sans microprocesseur donc sans métaux rares, à base de protéines.

Exemple 4 – une fibre optique qui n’utilise aucun sable et aucune énergie :

l’éponge à crevette « Euplectella » fabrique naturellement de la fibre optique au fond des mers, en chimie froide.

wikipédia :

aussi appelée éponge à crevette ou Corbeille de Vénus, regroupe plusieurs espèces d’éponges siliceuses marines d’eau profonde.
Le squelette de cette éponge est constitué de très fins spicules, généralement de type triaxones (à trois axes) et toujours siliceux, formant un réseau complexe, en fin treillis.
Ces éponges de grande taille dépassent souvent 50 cm.
Elle vit dans les océans tropicaux a 150 mètres de profondeur.
Les espèces d’Euplectella sont toutes marines et vivent en eau profonde, où elles peuvent être assez communes. Elles vivent ancrées dans les sédiments meubles entre -40 et -5 000 m. Elles sont souvent associées à d’autres organismes marins : hydrozoaires, anthozoaires, mollusques, brachiopodes, bryozoaires et crustacés .
Le squelette en silice de ces éponges, très esthétique, est prisé par les collectionneurs.
Chez certaines espèces de ce genre, il est assez fréquent qu’un couple de jeunes crevettes commensales entrent dans l’éponge à travers le fin treillis de spicules fermant l’oscule. Dans l’éponge, elles trouvent protection et nourriture abondante, qui leur assure une croissance rapide. Elles se trouvent ainsi piégées, incapables de ressortir car devenues trop volumineuses pour repasser par le treillis. Elles passent donc leur vie dans l’éponge. Au Japon, ces « éponges à crevette », une fois séchées, étaient autrefois offertes en cadeau de noce, car les deux crevettes, devenues ainsi inséparables jusqu’à la mort, symbolisaient la fidélité conjugale.

Eponge à crevette, un intérêt scientifique, peut être la fibre optique de demain :

Des études récentes (2003/2004) ont démontré que les spicules de la base de ces éponges, assurant leur ancrage dans les sédiments meubles, présentaient des caractéristiques étonnantes. En effet, leurs propriétés optiques sont semblables à celles des fibres optiques utilisées en télécommunication, mais plus performantes. Comme ces spicules se forment à basse température, ils contiennent des additifs tels que des ions sodium, qui améliorent leurs propriétés optiques. De tels additifs ne peuvent actuellement pas être inclus dans les fibres commerciales, à cause des hautes températures utilisées durant leur fabrication. De plus, les spicules de ces éponges contiennent une substance organique, la spiculine, qui les rend plus résistants que les très fragiles fibres optiques actuellement sur le marché.

Exemple 5 – Autre idée, une énergie inépuisable qui règle le problème du CO2, la photosynthèse. Qu’est ce qu’on attend pour entreprendre à reproduire une tech qui s’en inspire ?!

Ces exemples parmi d’autres viennent de la science :

Le biomimétisme. Observer, analyser, imiter, reproduire la nature et son mode de fonctionnement biochimique et son organisation.
On peut s’en inspirer pour le numérique et bien d’autres domaines.
Le biomimétisme, c’est ce que la nature peut nous apprendre à faire et comment le faire, si on a l’humilité, le regard, la compréhension pour apprendre d’elle.

Réconciliation technologie, humain, nature.

Exemple 6 – Corentin de Chatelperron, spécialiste des low tech, ou comment rendre autonome n’importe qui dans le monde sans détruire les équilibres écologiques, a fait appel aux ingénieux du monde, a créé sa bibliothèque en accès libre, avec le meilleur du numérique.

Ci dessous, 2 très courtes vidéos, l’une qui parle de Corentin, et dans la seconde, Corentin qui nous parle :

 

 

Exemple 7 – S’inspirer du biomimétisme, ça peut être par exemple un centre commercial sans clim au Zimbabué conçu en reproduisant le fonctionnement des termitières.

Exemple 8 – Sébastien Kopp et Ghislain Morillion ont créé une basket, marque : Veja, écolo et équitable, sans aucun investissement publicitaire.
Leur utopie sera peut-être une future norme, étant donné la quantité de personnes dans le monde que la publicité insupporte.

(Cet exemple n’est pas cité par Sandrine Roudaut) Une autre marque, 100% française et écologique qui peut-être sera la norme demain : 1083. Je vous laisse découvrir par vous même.
Concept économique totalement inédit pour notre époque. Économie selon ses concepts, sa sémantique, et sa substance d’origine.
Économie, encore un mot qui aujourd’hui ne représente plus ce qu’il est censé définir. Pourtant, un seul détail a changé, et cela a tout changé.

 

Ci dessous, 2 exemples que vous pouvez entendre dans la seconde vidéo de Sandrine Roudaut :

      • Interface, entreprise de moquettes (à 5 minutes 20 secondes).

En 1994, Ray Anderson, le patron, décide qu’en 2020 l’entreprise ne devra plus avoir aucun impact négatif sur l’environnement.
Il a donc laissé 25 ans à son équipe pour réaliser ce projet.

Une utopie est irréalisable dans le système tel qu’il est en son temps.

Il faut donc sortir du cadre établi, des dogmes, des conventions, refaire les règles, casser le ciment, le rendre malléable et le redurcir sur des nouvelles bases, avec des nouveaux matériaux ajoutés…
A l’époque de la vidéo (2015), donc au bout de 20 ans, ils étaient à 97% de réduction, donc ils ont prouvé que leur utopie était finalement réalisable.
Elle semblait impossible !
Derrière cette utopie, Ray Anderson s’est dit : « les personnes comme moi si elles ne changent pas finiront un jour en prison pour crime contre l’humanité. »
Ray Anderson est un résistant, de la même manière que les résistants le deviennent durant une guerre, et l’utopie se dresse contre le système d’une époque pour la changer profondément.

      • Algopack, entreprise bretonne, a inventé un plastique à base d’algues (à 7 minutes 10 secondes).

Plus besoin de pétrole, les mêmes propriétés. Pendant sa culture, l’algue séquestre le carbone, dépollue les océans.

Utopie ? en fait il suffisait d’en avoir l’idée, d’y penser, d’y croire, et de trouver comment faire.

Certaines utopies naissent d’une envie de faire autrement et ensuite on trouve la connaissance, l’expérience. D’autres utopies naissent de la connaissance ou d’un ensemble de connaissances, lesquelles donnent naissance à une idée ou envie de changer les choses.
L’industrie plastique peut être positive, c’est énorme !
Rémi lucas était indigné de voir et de savoir que les océans souffrent et vont mourir un jour de l’époque et du contexte actuel.

 

 

 

Maintenant, vous devez être remontés à bloc niveau espoir !

Place au questionnement : que faire ? Comment agir ? Comment penser ? Comment être ?

J’aurais tendance à me demander pourquoi nous ne sommes pas tous indignés comme le sont Rémi Lucas et les autres. Nous devons être sacrément résignés.

Réconciliation technologie, humain, nature.

Esprit collaboratif, intelligence collective, enjeux d’un monde soutenable et humaniste, outils du numérique.

Pirater les cloisons, pirater nos croyances, c’est le biomimétisme.
Quand on parle de low tech, on pirate aussi nos représentations mentales par rapport au high tech.
Le piratage c’est une des valeurs fondamentales de l’utopie, et du web au départ.
Les hackers disent : quelque chose que tu ne peux pas ouvrir ne t’appartient pas.
Les innovateurs ouvrent les boites, les contestent, les regardent et se les approprient pour pouvoir proposer autre chose.
Pirater les croyances, les cloisons.

Comment est ce qu’on désobéit à la fois au conformisme, à la fatalité, et aux lois quand elles sont illégitimes, ou en retard ?

Nos cerveau sont aujourd’hui sous influence.

 

Les neurosciences disent que notre cerveau est plastique, qu’il évolue avec nos pratiques, numériques et autres.
nous sommes devenus certains plus agiles dans nos réflexions, mais avec des effets néfastes, entre autre sur le sommeil, la concentration, la mémoire, sur l’attention.
Nous détenons le triste record du nombre d’antidépresseurs, anxiolitiques utilisés.
L’attention est une ressource limitée, le cerveau fait des choix tout seul : entre un docu sur la géopolitique et une vidéo de chats, ou de gags… Vous m’avez compris…
Nos cerveaux actuels décrochent des sujets complexes.
Il y a aussi l’addiction… Imaginez une coupure des réseaux… Plus d’électricité, si votre smartphone est vidé, plus de connexion… ordi, tv, Plus rien, comme dans une grotte. Comment réagirez vous ?
Combien de no de téléphones avez vous en mémoire sans avoir recours à votre support numérique ?
Nous avons donné à nos outils de communication et de connexion le pouvoir de savoir pour nous.
Nous ne sommes connectés que par nos appareils.
Nous avons conçu des prisons digitales de plus en plus hautes.

Nous ne sommes pas obligés de le faire, mais nous le faisons, cela s’appelle : la servitude volontaire.
« La boétie, discours de la servitude volontaire, 1576.
Il est incroyable de voir comme le peuple, dès qu’il est assujetti, tombe soudain dans un si profond oubli de sa liberté qu’il lui est impossible de se réveiller pour la reconquérir. Il sert si bien et si volontiers, qu’on dirait à le voir qu’il n’a pas seulement perdu sa liberté mais gagné sa servitude »

Certes, tout le monde n’est pas concerné, ce message est plutôt d’alerte, de prise de conscience…

Le problème de ces tyrannies c’est qu’elles ont toutes les apparences du confort, de la liberté, de la facilité, et donc, on s’enferme dedans.

Quand on cré un outil numérique, on cré un comportement social. Nous avons cré du pilotage automatique.
On désapprend à faire des choix, on réfléchit moins, on explore moins, on prend moins de décisions. En nous assistant on a fait de nous des assistés…
Une marque a fait des balises de géolocalisation de vos enfants.
« pour leur donner plus de liberté et leur apprendre l’autonomie ».
la surveillance, c’est de la liberté ? être surveillé c’est être libre ?
« c’est pour prendre soin de vos enfants ». En fait ça prend soin de nos peurs.
On se décharge sur cet outil de la responsabilité d’émanciper nos enfants. Le numérique fait cela, il nous décharge de nos responsabilités, de nos choix, et de la responsabilité de nos choix.

Expérience de milgram : tout individu peut commettre les pires atrocités quand l’autorité qui lui ordonne de le faire est à son jugement moral légitime.
Expériences démontrent cette idée dans 70% des cas.

Quand est-ce que les gens basculent du bon côté ?
ce qui fait la différence, c’est la capacité personnelle à faire des choix en son « âme et conscience ».

quand on est assisté, on perd en pratique. Ça ne parait pas si grave mais perdre de la pratique, c’est perdre de la confiance en son jugement. et notre jugement on commence à en avoir besoin.
Certains commencent à s’inquiéter du bon choix, du fichage, du formatage.

 

#laquadraturedunet a déposé (en 2018) quelques 10.000 plaintes contre les GAFAM.

GAFAM : (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) Les expressions « géants du Web », ou parfois « géants du numérique », désignent la quinzaine d’acteurs d’Internet d’envergure mondiale, dont (par ordre alphabétique) : Airbnb, Alibaba, Amazon, Apple, Facebook, Google, LinkedIn, Microsoft, Netflix, Twitter, Uber, Yahoo, etc.
Ces sociétés partagent comme caractéristiques :
D’avoir créé de volumineuses bases d’utilisateurs et, par conséquent, de produire un chiffre d’affaires considérable.
De rénover l’informatique par leur capacité d’innovation.

La plainte a été traduite en quelques jours dans toutes les langues, la rébellion est dispersée mais mondiale.
Cela semble représenter une minorité, la majorité semble avoir abdiqué…

La ville intelligente d’aujourd’hui c’est numérique, et moins il y a d’humain, plus on considère que c’est intelligent.

On voudrait rendre autonomes les voitures mais nous sommes de moins en moins autonomes.
Nous voulons des objets connectés mais nous coupons nos liens.
Nous voulons donner de la conscience et de l’empathie aux robots et nous faisons taire notre conscience et notre empathie.
Nous savons donc que c’est important mais pourtant ce n’est pas en nous que nous les cultivons mais dans les robots.

Évidemment, tout le monde n’est pas concerné, cela concerne la « masse ». Chacun peut cependant se sentir plus ou moins concerné, à minima, ou maxima selon individu.
Nous organisons notre obsolescence.

On cré des techs, on court derrière, on essaie de se mettre à jour, on entretient une honte de notre humanité vis à vis des machines, et c’est fatiguant. Ce qui nous fascine nous fatigue.
Transhumanisme, voyage sur mars, se donner le sentiment de reprendre le contrôle, sur le temps, l’espace, la nature, se sentir divin.
Nous désertons notre humanité, notre présent, notre planète, pour ne pas voir que nous avons abdiqué notre humanité, pour ne pas assumer nos responsabilités.
Nous fuyons notre humanité alors qu’il faudrait y revenir, la faire grandir, se recentrer sur le génie humain pour des causes ciblées et bien choisies.

Etre contestataire envers son propre camps, c’est comme cela qu’on le fait grandir, pas en regardant ailleurs.
Quand on croit en quelque chose, on lui demande plus d’audace, plus d’ambition, plus de hauteur, on est vigilant, on lui dit quand il va droit dans le mur.

 

tech, société, alimentation, droits et devoirs…

Imaginons l’utopie du futur à réaliser

 

high tech high futur

 

On pourrait s’imaginer avoir un numérique conscient.
conscient que les métaux appartiennent à tous.
Qui peut prendre la décision de gâcher une ressource rare pour faire un distributeur automatique empathique de croquette pour chat, si cette même ressource venait à manquer pour faire un défibrillateur… Qui sommes nous pour prendre cette décision, qui serait responsable ?
L’utopie se réalise de manière dispersée. on fait des trous dans la coque.
On ne sait jamais quand une utopie commence, mais quand on commence par faire des trous, à toucher et modifier de ci et de là, on sait que c’est le début, un peu comme une subtile retouche d’image par différents endroits. La photo reste une photo, mais avec plus de lumière.

Que voulez vous accomplir, qui voulez vous être ?

L’utopie la plus massivement demandée de notre époque :

 

L’utopie de plus en plus massivement demandée est celle d’un nouveau modèle de société, une société dans laquelle le mode de vie de chacun ne nuit à rien ni personne, ne nuit à personne, ni à un ou des individus à l’autre bout de la planète, ni à nos voisins, ni aux générations suivantes, ni à la planète elle même.

Une utopie radicale, volontaire, optimiste.

Peut être allons nous le créer ce monde dépeint et voulu pat Thomas More, comme une sorte d’hommage.
Face à elle, les cyniques, conservateurs, matérialistes, qui pensent rêveurs, irréalistes, dans leurs peurs.

Comment on fait pour y croire et continuer, persévérer ?

Il n’y a pas de recette puisque nous allons être les premiers dans l’histoire de l’humanité à prendre ce chemin, nous devons donc le créer, ce qui est quelque part, assez jouissif…
On va devoir expérimenter, se tromper, apprendre, refaire, se tromper encore, jusqu’à arriver à ce qu’on veut vraiment.

Rien n’est parfait et surtout pas au début, d’ailleurs les critiques doivent servir à cela, mettre en avant les failles, les faiblesses, mais pas de manière élitiste, pas pour déstabiliser, pas pour dévaloriser, dénigrer un travail, mais en vue d’améliorer ce qui doit l’être jusqu’à ce que l’idée ou la chose devienne ce qu’elle doit être.

La critique n’a aucune autre fonction que la mise en évidence de ce qui peut être ou doit être changé, transformé.
La critique ne doit en aucun cas faire arrêter une idée ou projet, ne doit pas servir ou être prétexte à dire stop au changement, à la nouveauté.

L’utopiste n’a pas de préjugés sur les moyens d’avancer, pas de dogme.
Il n’a pas de certitudes, il a des convictions, de la détermination, une ambition.

 

Imaginions l’utopie suivante :

 

Un numérique frugale, qui ne nuirait à personne, qui régénère les équilibres écologiques, humaniste qui enrichit les populations, créateur d’une société résiliente c’est à dire qui nous permet d’absorber les chocs et les imprévus à venir, créateur d’êtres libres, affranchis, acteurs de la société, créateur de liens, avec d’autres peuples, démocratie directe participative citoyenne.

L’idée est de se demander à chaque fois qu’on fait un produit ou un service : en quoi est ce utile, qu’est ce que ça apporte au monde, est ce que ça lui fait du bien ou du mal.
Et tout ça, est ce que ça le vaut?

On pourrait passer avec une utopie de l’ère numérique actuelle à une nouvelle ère numérique.
On a pas besoin d’être nombreux pour réaliser une utopie.

Margaret Mead, antropologue du siècle dernier décédée en 1978, disait : ne doutez jamais qu’un individu ou petit groupe peut changer le monde, c’est toujours ainsi que le monde a changé. 3% d’une population suffisent.

Nous sommes et seront donc toujours plus qu’il n’en faut pour créer l’avenir dont on pourra être fier demain !

Ne doutons jamais de la légitimité de s’indigner.
notre histoire s’est écrite à cause des empêcheurs de tourner en rond.

le droit d’être traité avec dignité et ne pas être fouetté en esclave
Pouvoir s’asseoir sur un banc ou dans un bus quelque soit sa couleur de peau, son ethnie, son origine
Le droit de vote quand on est une femme
Avoir son propre compte en banque
Avoir le droit de travailler
Les congés payés

Tous ces exemples, pour ne citer qu’eux, ont été des utopies.

Imaginez maintenant ces utopies sans le côté radical, ça aurait pu donner par exemple de rendre libre un esclave un jour par semaine, ou diminuer les coups de fouet de moitié, ou par exemple les noirs pouvaient s’asseoir dans les bus mais seulement d’un côté, ou encore : la femme a droit à son compte en banque, mais sous protection (surveillance) du conjoint.
Et dans l’esprit, ça aurait été déjà énorme, et des personnes s’en seraient certainement félicité d’avoir fait cet effort.

tout cela parait aujourd’hui normal à presque tout le monde. Et peut être à venir :

Plus de femmes hommes et enfants et animaux battus ou violés
Plus d’enfants qui travaillent, le droit à l’éducation pour tous mais adaptée à l’époque, sociale, une éducation basée sur l’amour de transmettre et d’apprendre et non le devoir.
Le droit à l’eau potable pour tous
Le droit de respirer de l’air et non de la pollution
Le droit à une nourriture saine, riche, équilibrée, de proximité, de saison, de produits bruts, du terroir, livrée par des travailleurs indépendants qui ont l’amour de leur métier et en vivent dignement.
Le pouvoir et la responsabilité du territoire par le peuple et pour le peuple.
Le système au service de l’humain, du règne animal et végétal, de la nature, de l’écosystème, de la planète, et non l’inverse.

Soyons rationnels et réalistes, et demandons nous comment nous pouvons espérer que des personnes éduquées dans un système, conditionnées, formatées par ce système, s’opposent à lui.
Nos politiques ne le peuvent probablement pas.

Vous y croyez vous ? en fait il ne s’agit pas d’y croire, cela devrait être la norme…

Nous ne sommes pas tous des Jean Moulin, des Simone Veil, des Martin Luther King, vous êtes vous déjà demandé pourquoi ?
Qu’est ce qui nous empêche d’être, non pas eux, mais comme eux…
De plus, peu étaient comme eux et sont comme eux, mais d’un autre côté, ils n’étaient pas seul, ils étaient aidés de gens ordinaires, de gens comme vous et moi.
Donc vous pouvez être une de ces figures, ou être une personne qui aide une de ces figures.
Regardez par exemple Snowden. Les médias, sous influence, en ont fait dans l’esprit de beaucoup de personnes un traitre à sa nation et au monde, un terroriste, alors qu’il n’a fait que dévoiler des informations et actions qui en plus vont à l’encontre des droits humains, droits de l’homme (et de la femme bien sûr), pour lesquels nos ancêtres se sont battus et sont morts.
Et c’est Snowden qui est jeté en pâture.

Heureusement, le pouvoir des réseaux sociaux l’a sauvé, car si dans l’esprit de beaucoup de gens il est un traitre, beaucoup d’autres voient en lui un homme de vérité, et ce genre de figure manque cruellement à notre époque.

Nos politiques et les médias ont tellement bien appris à manipuler les mots dans le seul but de gagner des voix et du pouvoir, un statut, qu’ils ne savent probablement même plus ce que c’est que dire les choses telles qu’elles sont vraiment…

On peut choisir sa cause, on peut aussi choisir son mode de résistance.

Durant la guerre, il y avait ceux qui se battaient, ceux qui renseignaient les alliés, ceux qui cachaient les gens…
Aujourd’hui il y a les manifestations, les pétitions, les lanceurs d’alerte, le militantisme poétique, les ateliers de réparation… Tant de moyens différents de hacker le vieux modèle
Trouvez en vous l’idée et le moyen qui vous fait vibrer en vous, qui va provoquer le déclic duquel tout le reste découlera.

 

Oppositions, problèmes, freins… Nos pouvoirs d’action

Maintenant, allons voir le pouvoir des lobbies en prenant un exemple :

 

Les pesticides sont toxiques.  Lien établi par l’inserm. Malgré cela, une majorité de députés à voté en leur faveur en mars 2015 pour une durée de 10 ans.

On peut agir contre cette loi sans être hors la loi.

Il suffit collectivement de choisir de ne pas acheter ce qui en contient, et pour les commerces, de ne pas les proposer.
Plus besoin alors d’interdire, il n’y aura plus de demande, plus de marché, donc plus de pesticides…

Voilà comment on lutte !

Et c’est la même chose concernant par exemple le nitrite grâce à l’application yuka et les millions d’utilisateurs qu’elle renseigne de manière préventive.
Là où le gouvernement, les politiques, ont voulu réussir et ont échoué, le fait de ne plus consommer un produit parce qu’il contient une substance jugée toxique a amené à stopper la production.
Et pour rappel, Olivier Véran (député à l’époque) avait tenté de le faire interdire, mais les lois européennes l’en ont empêché.
C’était complètement utopique d’y croire… Et pourtant !

Notre influence, collectivement, est immense, et peut être totale.

Tous les choix que l’on peut faire pour améliorer le monde ne changent rien au confort, et ça donne même du plaisir. Ce plaisir change de nature. Reprendre la main, réfléchir à ce qui nous fait vraiment du bien pour prioriser, s’y mettre à plusieurs.

Nous pouvons tous faire quelque chose, et c’est ça qui peut tout changer.

Ne cherchez pas à être la personne parfaite qui fait tout parfaitement, soyez la meilleur version de vous même que vous pouvez, chaque jour, jour après jour, en essayant de faire juste un peu mieux que la veille, un peu mieux d’instant en instant, sans jugement envers vous même (surtout les jours sans), sans trop vous en demander, et étant fier et heureux de faire tout ce que vous faites, et progressez, mais ne cherchez pas à aller trop vite, trouvez votre rythme.

Dans croissance verte il y a croissance. on est même pas capable de lâcher le vocabulaire, comment espérer lâcher le modèle…

Si nos évidences sont des utopies d’hier, les évidences de nos enfants et des leurs ne peuvent être que nos utopies.

Désobéir aux lois du moment pour créer les lois de demain.

Certains objecterons peut être à la lecture de l’article le fait que toute les utopies ne sont pas devenues des réalités, loin de là, et en effet.
Mais l’idée n’est pas de dire que toutes les utopies sont réalisables et doivent être réalisées. L’idée est avant tout d’en démontrer le principe.
D’ailleurs, qu’attendons nous pour réaliser les utopies qui doivent l’être…
Concernant certaines, n’y a t’il pas comme un sentiment d’urgence logique ?

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